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Robert Lotiron (1886-1966) : La poésie du quotidien

25 juin — 4 sept. 2022

Suite aux récentes donations consenties par la famille de l’artiste et Élisabeth et Jacques Foucart, La Piscine a souhaité consacrer une rétrospective au peintre et graveur indépendant Robert Lotiron (1886-1966), représentant fondamental de l’art figuratif de l’entre-deux-guerres et artiste peintre investi dans le mouvement de renouveau des arts décoratifs dans les années 1930 et 1940 auquel s’intéresse particulièrement le musée de Roubaix. Né à Paris, ce dernier voit sa vocation de peintre se dessiner très jeune suite à la découverte de la collection de tableaux impressionnistes du Docteur Viau, dentiste de la famille. Son père le destinant à la reprise de son négoce de dentelles, il effectue, sans engouement, des études en Angleterre de 1901 à 1903. Cependant, dès son retour à Paris, il s’inscrit à l’Académie Julian où il fréquente l’atelier de Jules Lefèbvre et se lie d’amitié avec Roger de La Fresnaye (1885-1925) et Louis Marcousis (1878-1941).

D’abord influencé par l’impressionnisme, Robert Lotiron adhère brièvement au cubisme qui marque sa maturité avec l’expression d’une forte synthèse des formes. Son style s’affirme à partir des années 1920 dans une combinaison toute personnelle qui mêle le souvenir de la sincérité ingénue du Douanier Rousseau, le sens de la composition, de l’opposition des formes et du rythme des couleurs hérités de Cézanne et une palette restreinte mais riche de subtiles nuances. Pendant l’entre-deux-guerres, il s’inscrit dans un groupe d’artistes qu’exposent successivement les galeries Berthe Weill et Druet. Lotiron s’impose alors comme l’un des paysagistes les plus en vue de son époque. Cette présence appuyée sur la scène artistique française de cette génération lui offre une place, en 1937, dans la rétrospective des Maîtres de l’art indépendant, organisée à Paris à l’occasion de l’Exposition internationale. Ses œuvres sont régulièrement acquises par l’État et il bénéficie dans les années 30 de plusieurs commandes de décorations murales

Vers la fin de la décennie, son art se fait plus sévère sans renoncer néanmoins au raffinement de la couleur. Après la Seconde Guerre Mondiale, il développe de nouveaux sujets et enrichit ses recherches en abordant la lithographie. Sa vision se fait de plus en plus directe et dépouillée. Le musée des Beaux-Arts de Cambrai et le musée du Mont-de-Piété de Bergues se sont associés à ce projet et présenteront respectivement une exposition dédiée à l’oeuvre gravé de Lotiron et une seconde à ses dessins.


Commissariat Patrick Descamps
Catalogue publié à l’occasion de cette exposition
La scénographie est réalisée grâce au généreux concours des peintures Couleurs de Tollens

Légende :

Robert Lotiron, Les plaisirs du dimanche [étude pour le décors du Rex], 1932 huile sur toile. Don Anne Roux et Karine Salomé au musée de Roubaix en 2017. © ADAGP, Paris, 2022

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