En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour disposer de services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plusX
 
FR EN NL

RENÉ ICHÉ (1897 – 1954) : L’ART EN LUTTE

26 juin — 26 sept. 2021

Le sculpteur René Iché est présent dans les collections de La Piscine grâce à deux achats récents qui disent son talent de portraitiste (L’Institutrice) comme son engagement politique exemplaire (Masque de Résistant). L’État a en outre déposé il y a peu à Roubaix une statuette allégorique à la forte charge mémorielle, symbole de la Résistance offert à De Gaulle pour son bureau londonien : La Déchirée, image d’une France faible et aveuglée, dénonciation de l’Occupation allemande et de la Collaboration de l’Etat français.

Autour de ces œuvres et grâce à l’apport des recherches menées par la petite-fille de l’artiste, des œuvres issues de la collection familiale et des collections publiques seront réunies dans une exposition inédite visant à faire redécouvrir un acteur incontournable de la scène artistique française du XXe siècle, attaché à traduire l’homme mais aussi son temps. Entre tradition et modernité, entre expression et épure.

La lutte, comprise comme corps-à-corps charnel, sportif ou amoureux, ou comme combat, résistance, défense d’une cause, est au cœur de l’œuvre de René Iché. Soutenu par Bourdelle, c’est sous une forme primitive que ce vétéran de 14-18 conçoit à Montparnasse ses premières ébauches d’Homme succombant ou de Lutteurs. Deux décades plus tard, alors qu’il a rejoint la Résistance, au sein du réseau du musée de l’Homme, Iché les reprend et décline de manière quasi obsessionnelle.

Très tôt, il a accompagné les thèmes et engagements des surréalistes comme en témoignent son Inconnue de la Seine, les masques d’André Breton et de Paul Eluard. Dans les années trente et quarante, L’Institutrice, Fragment de Jeune Captive, Melpomène 36, Guernica, la Déchirée ou les masques de Résistant(e) sont autant des portraits ou figures psychologiques que des manifestes. Après la Libération, Iché inscrit ses Otages de Puiseaux ou ses Lutteurs de Carcassonne dans un espace ouvert où la sculpture monumentale s’allie à l’architecture. En 1954, il décède prématurément à Paris alors qu’il vient d’être désigné pour le Monument aux martyrs d’Auschwitz.

Commissariat scientifique Rose-Hélène Iché, petite-fille de l’artiste, journaliste et historienne de l’art, directrice éditoriale de la revue spécialisée Surréalismus

Commissariat général
Alice Massé et Bruno Gaudichon

Catalogue publié
à l’occasion de l’exposition

La scénographie est réalisée grâce au généreux concours des peintures Couleurs de Tollens

Légende :
René Iché (1897-1954)
La Déchirée, vers 1942
Bronze
Dépôt du Centre national des arts plastiques au musée de Roubaix depuis 2018

Consultez également