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EUGÈNE DODEIGNE (1923-2015) : UNE RÉTROSPECTIVE

6 novembre 2020 – 6 février 2021

Pour renouer avec son public après le confinement, La Piscine fait le choix symbolique fort de présenter un grand sculpteur lié à la région. Figure essentielle de la sculpture française contemporaine, à laquelle il a apporté une contribution très singulière reconnue dans le monde entier, Eugène Dodeigne est aussi l’une des figures de proue du Groupe de Roubaix.

Né en Belgique en 1923, Eugène Dodeigne est rapidement naturalisé Français alors que ses parents s’installent dans le Nord. Né sous le signe de la pierre, il est l’héritier d’une famille de tailleurs de pierre originaires de la région de Soignies, d’où provient cette pierre aussi belle que difficile à tailler. Ayant appris le métier dès l’âge de 13 ans auprès de son père marbrier, il manifeste des prédispositions, repérées à l’école des Beaux-Arts de Tourcoing puis à celle de Paris, qui le mènent au métier d’artiste. Il est rapidement soutenu par les collectionneurs régionaux. Jean Masurel l’héberge en 1948 et Philippe Leclercq sera pour lui un véritable mécène, l’associant notamment au chantier de la chapelle Saint-Thérèse à Hem. Représenté par les galeries roubaisiennes Dujardin et Renar, c’est à la galerie Marcel Evrard qu’il connaît ses premières expositions personnelles en 1952 et 1955. L’artiste travaille alors le bois dans des formes lisses et arrondies, dignes héritières de celles de Brancusi et Arp. Il rencontre Germaine Richier qui l’introduit dans le milieu artistique parisien. Dès lors, il participe au Salon de Mai où il expose annuellement jusqu’en 1965. À partir de cette période, les expositions s’enchaînent. Ses œuvres sont présentées à Paris. Les galeries Claude Bernard, Pierre Loeb et Jeanne Bucher lui organisent d’importants accrochages et mettent en valeur les pierres qu’il sculpte depuis 1956 mais aussi les bronzes expressionnistes qu’il crée à partir de 1963. Les pays étrangers ne sont pas en reste à commencer par la Belgique, les Pays-Bas ou l’Allemagne qui se peuplent de ses sculptures, comme de nombreux lieux publics et parcs de musées à travers le monde. Ses pierres de Soignies sont parvenues à une grandeur monumentale dans des formes arrachées à la matière qui dépeignent l’Homme et la condition humaine.

Cette rétrospective dresse un portrait renouvelé de l’artiste, beaucoup moins « monolithique » qu’on ne le pensait jusqu’ici, en reconsidérant son œuvre dans toute sa richesse. Aux côtés des pierres de Soignies – sa signature évidente –, seront présentés des plâtres, bois, bronzes, terres cuites, dessins, peintures et éléments de mobilier, embrassant en quelques 200 œuvres – l’ensemble le plus important jamais rassemblé – près de soixante ans de création.

Commissariat scientifique Germain Hirselj

Commissariat général Alice Massé et Bruno Gaudichon

Scénographie Cédric Guerlus – Going Design

Catalogue publié aux éditions Invenit

Vernissage le 6 novembre 2020 à 18h

Cette exposition a reçu le soutien de la Région Hauts-de-France et de la Métropole Européenne de Lille. Elle bénéficie d’un mécénat exceptionnel du CIC Nord Ouest, fidèle partenaire du musée La Piscine et des généreux soutiens de Notre Logis et de M comme Mutuelle. La scénographie est réalisée grâce au généreux concours des peintures Couleurs de Tollens.

Légende:
Eugène Dodeigne
La Mère et Bondues, 1964
Bronze à la cire perdue
Collection particulière © ADAGP Paris 2020

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