En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour disposer de services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plusX
Trier par période
  • Chaque semaine
  • En Juillet
  • En Aout
  • En Septembre
Autres tris
Les rendez-vous 2017
  • Tous les Dimanches
    • Visite guidée des collections permanentes et bâtiment : De 16h à 17h
      Plus informations
    • Animation jeune public, collections ou exposition temporaire : De 16h à 17h30
      Plus informations
  • Du 01/07/2017 au 24/09/2017
    • Exposition Carolyn Carlson : Carolyn Carlson a toujours écrit, dessiné, peint. Pour danser et en dansant, pourrait-on dire de la chorégraphe qui qualifie sa danse de poésie visuelle. « Writings on water » (écrits sur l’eau), de la pièce éponyme de Carolyn Carlson, donne son nom à cette exposition qui présente plus d’une centaine de dessins, croquis, traces, posés sur le papier tout au long de la vie de la danseuse et chorégraphe. Pour ce voyage graphique au bord du bassin roubaisien, La Piscine a l’honneur et le plaisir d’accueillir de nouveau la saltimbanque apatride, qui a maintes fois collaboré avec elle, en particulier pendant les neuf ans consacrés à la direction du Centre Chorégraphique National de Roubaix.
      Plus informations
 
Accueil » Collections » Sculptures » Camille CLAUDEL, La Petite Châtelaine, 1895-1896

Camille CLAUDEL, La Petite Châtelaine, 1895-1896

Camille CLAUDEL (1864-1943)

 

Redécouverte au début des années 1980, l’oeuvre de Camille Claudel a été spectaculairement réévalué comme un apport passionnant à l’évolution de la sculpture après l’omniprésence de Rodin.
Entre 1890 et 1893, Claudel séjourne plusieurs fois au château de L’Islette près d’Azay-le-Rideau. Il semble qu’elle s’y reposa notamment d’une grossesse interrompue tandis que Rodin y travaillait à son Balzac. En 1892, Madeleine Boyer, la petite-fille de la propriétaire du domaine, posa soixante-deux heures pour ce buste dont il existe deux versions.
La Petite Châtelaine de Roubaix, la plus aboutie, fut commandée en 1895 à l’artiste, sur la recommandation de Bourdelle, par l’industriel Henri Fontaine. Si la composition générale rappelle ici celle des bustes reliquaires de la Renaissance et renoue avec le néoflorentianisme des années de formation de Claudel auprès de Dubois et de Boucher, c’est-à-dire avant la rencontre avec Rodin, le travail virtuose de la matière – cheveux tout à jour, corps évidé pour devenir un piège à lumière, polissage à l’os de mouton – est un vrai défi technique qui met l’oeuvre en perpétuel danger. Ces caractéristiques essentielles sont l’expression d’une volonté farouche qu’affirme l’artiste de se singulariser par rapport à Rodin dont elle se sépare alors. C’est dans ces années de recherches frénétiques que Claudel signe ses plus belles oeuvres. Première sculpture acquise par un musée français grâce à une souscription publique, cette version ultime de La Petite Châtelaine, vision absolue des inquiétudes de l’enfance, est assurément le chef-d’oeuvre iconique des collections de La Piscine.

Cette œuvre est présentée dans la salle consacrée à l’Enfance.

Légende

Camille CLAUDEL (1864-1943)
La Petite Châtelaine, 1895-1896
Marbre
H. 44,2 ; L. 36 ; P. 29 cm
Achat avec le soutien de l’État (Fonds national du patrimoine), de la Région Nord-Pas-de-Calais (Fonds régional d’acquisition des musées) et l’apport d’une souscription publique en 1996
Photo : Arnaud Loubry

Consultez également