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Luc-Olivier MERSON, La Tapisserie et La Céramique, 1888

Luc-Olivier MERSON ( Paris, 1846 – Paris, 1920)

 

Formé aux Arts décoratifs puis à l’École des beaux-arts, où il suit l’enseignement de Pils, Luc-Olivier Merson obtient le grand prix de Rome en 1869 et connaît une carrière ponctuée de récompenses officielles et de commandes. Les deux figures allégoriques de La Tapisserie (identifiable à la bobine et au dévidoir qu’elle brandit) et de La Céramique (dotée d’un stylet et d’un vase de forme antique) sont des cartons pour des panneaux exécutés en mosaïque par les ateliers spécialisés de la Manufacture de Sèvres. Ces décors étaient destinés à orner le portique monumental éclectique érigé par Paul Sédille pour le pavillon des Manufactures nationales des Gobelins et de la Savonnerie lors de l’Exposition universelle de 1889 (ils y valurent à l’artiste une médaille d’or). La simplicité décorative découle de l’adaptation du peintre à l’urgence de la commande et aux contraintes de la technique : les teintes furent choisies dans la gamme d’émaux disponibles pour les tesselles. Immédiatement réutilisées entre 1889 et 1891 comme cartons pour des tapisseries tissées aux Gobelins (la matière très légère et finement brossée laisse apparaître dans les marges des annotations de travail relatives à cet usage), les compositions furent en outre remployées pour orner la façade de la Manufacture de Sèvres.

Ces œuvres sont présentées dans la salle du Décor académique.

Légende :

Luc-Olivier MERSON ( Paris, 1846 – Paris, 1920)
La Tapisserie, 1888
Huile sur toile
H. 317 ; L. 92,5 cm
Commande de l’État en 1888 ; Dépôt du Mobilier national en 1891
Photo : Arnaud Loubry

La Céramique, 1888
Huile sur toile
H. 341,5 ; L. 87,5 cm
Commande de l’État en 1888 ; Dépôt du Mobilier national en 1891
Photo : Arnaud Loubry

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