La collection de sculpture -  -
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La collection de sculpture

Une spécificité affichée de La Piscine

             Au cœur du bassin de la piscine, icône de l’histoire sociale de Roubaix, Jean-Paul Philippon, l’architecte de la restructuration, a très judicieusement imaginé une scénographie théâtralisée de la collection de sculpture décorative, présentée comme dans un vaste jardin minéral et aquatique. Tout ici exprime l’idée d’un ensemble réuni pour des qualités partagées d’esthétique décorative. En plaçant ainsi cet ensemble hors concurrence de la peinture et au cœur de l’espace noble du musée, le nouvel équipement jetait un pont vers son prédécesseur et plaçait cette collection au centre de son projet muséographique. La communication de l’ouverture, reprise dans tous les médias, a parfaitement popularisé cette image d’un musée, riche en sculpture des XIXe et XXe siècles, installé au cœur d’une ancienne piscine au vocabulaire art-déco de premier ordre. 

A cette disposition essentielle, il convient d’ajouter celle dévolue au circuit Beaux-Arts, correspondant au vocable « art » du nom du musée. Présentée dans les anciennes ailes des bains publics de La Piscine, la collection de peinture raconte le goût des industriels de Roubaix durant le siècle de constitution du musée, soit entre 1840 et 1940 approximativement. Ce parcours se construit dans un cheminement à la fois chronologique et thématique. Il est souvent accompagné de sculptures qui s’intègrent au thème de chaque salle. Pour exemple, La colonne aux masques de Bloch, Le Dalou de Rodin, Le Victor Hugo de Dalou, Le Meissonier de Thirion et Le Rodin de Claudel s’inscrivent parfaitement dans l’espace exprimant l’esprit des Salons du XIXe siècle. Les bustes de Weerts par Sicard et Descatoire trouvent tout naturellement leur place dans l’évocation du musée Weerts, et La chasse au nègre de Martin ou L’Egyptienne de Cordier dans la salle de l’orientalisme… Cette omniprésence de la sculpture dans la collection s’est illustrée dans la principale acquisition jamais effectuée par le musée. En 1995-96, Roubaix a, pour la première fois en France, organisé une souscription publique pour l’achat d’une sculpture : La Petite Châtelaine de Camille Claudel qui résonne depuis comme le chef d’œuvre absolu du musée, autour duquel s’est naturellement constitué un ensemble consacré à l’évocation du monde de l’enfance. Enfin, deux ensembles, chronologiquement répartis dans le musée et plus spécifiquement consacrés à l’art animalier, sont particulièrement utilisés par les animations jeunes publics.

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