Un nouveau musée à Roubaix : le musée Weerts :
Le peintre roubaisien Jean-Joseph Weerts, célèbre pour ses portraits mondains et ses décors publics, fait don de son fonds d’atelier à la Ville de Roubaix dans l’optique de la création d’un musée Weerts. Le musée, dont les premiers conservateurs sont les frères Ponchon, prend place dans un local attenant au grand hall de l’Hôtel de Ville. De 1963 à 1980, Marcel Guillemyn dirige le musée. Dans les années 1970, il fait évoluer la vocation du lieu en intégrant quelques vestiges du grand musée de 1889, notamment le legs Selosse et en réunissant des documents relatifs à l’histoire locale devant servir de base à un musée d'art et traditions populaires qui ne vit jamais le jour. Au début des années 1980, le musée Weerts ferme ses portes dans l’indifférence générale. Didier Schulmann succède toutefois à Guillemyn à la tête des collections.
Le choix d’un site pour le musée :
Schulmann stimule le projet d’un musée d’art et d’industrie à Roubaix. Différents sites sont proposés pour accueillir le musée : l’ancienne poste, la friche Motte-Bossut et surtout l’ENSAIT mais aucun accord n’aboutit entre la mairie et le ministère de l’Education Nationale à qui appartient le bâtiment. En 1990, le conseil municipal valide l’idée lancée par la nouvelle équipe de conservation du musée, dirigée par Bruno Gaudichon, de transformer l’ancienne piscine en musée. Une salle de préfiguration du grand musée est ouverte à l’Hôtel de Ville afin de présenter, par roulement, les collections du futur musée. Le projet est confirmé en juillet 1992 par l’étude de programmation réalisée par Sophie Meiffren.
L’exposition : Elisabeth de Senneville :
De janvier à mars, le musée présente l’exposition Elisabeth de Senneville dans la salle de préfiguration à l’Hôtel de Ville. Elisabeth de Senneville est une styliste qui utilise ses propres créations textiles pour ses modèles à l’architecture très basique. Comme l'exposition Les Etats du lin, qui eut lieu en 1992, la rétrospective renvoie à la place particulière qu’occupe le textile au sein du musée. Par la suite, la créatrice offre par étapes au musée ses archives qui constituent un panorama de son éternelle curiosité et de son inventivité.