En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour disposer de services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plusX
Trier par période
  • Chaque semaine
  • En Juillet
  • En Aout
  • En Septembre
Autres tris
Les rendez-vous 2017
  • Tous les Dimanches
    • Visite guidée des collections permanentes et bâtiment : De 16h à 17h
      Plus informations
    • Animation jeune public, collections ou exposition temporaire : De 16h à 17h30
      Plus informations
  • Du 01/07/2017 au 24/09/2017
    • Exposition Carolyn Carlson : Carolyn Carlson a toujours écrit, dessiné, peint. Pour danser et en dansant, pourrait-on dire de la chorégraphe qui qualifie sa danse de poésie visuelle. « Writings on water » (écrits sur l’eau), de la pièce éponyme de Carolyn Carlson, donne son nom à cette exposition qui présente plus d’une centaine de dessins, croquis, traces, posés sur le papier tout au long de la vie de la danseuse et chorégraphe. Pour ce voyage graphique au bord du bassin roubaisien, La Piscine a l’honneur et le plaisir d’accueillir de nouveau la saltimbanque apatride, qui a maintes fois collaboré avec elle, en particulier pendant les neuf ans consacrés à la direction du Centre Chorégraphique National de Roubaix.
      Plus informations
 
  • Georges Dorignac (1879-1925), Paysanne au fichu (détail), 1913, Fusain et sanguine sur papier Collection particulière - Photographie : Matthieu Néouze
Accueil » Expositions » Passées » Georges Dorignac (1879 – 1925). Le trait sculpté

Georges Dorignac (1879 – 1925). Le trait sculpté

19 NOVEMBRE 2016 > 5 MARS 2017

Participant à l’effervescence cosmopolite de la première École de Paris, tout en empruntant une voie très singulière, Georges Dorignac développe une technique propre. Sculptant littéralement le papier, il compose des images puissantes, servies par une science irréfutable du dessin comme du modelé, de l’anatomie comme de l’expression.
Bénéficiant des encouragements de ses contemporains dont Modigliani et Soutine, son voisin à La Ruche, Dorignac se démarque par son originalité et la dimension sculpturale de ses dessins « au noir ».
Près de 90 œuvres permettront de redécouvrir cet artiste méconnu grâce à la présentation des impressionnants dessins réalisés à la sanguine ou au fusain et quelques non moins remarquables projets décoratifs.

 

Coproduite avec le musée des Beaux-Arts de Bordeaux, l’exposition s’appuie sur de nombreux prêts en provenance de collections publiques et privées et vise à mettre en avant l’art très personnel, quasi inclassable, de Dorignac et à le replacer à sa juste place au sein de l’histoire des arts du premier quart du XXe siècle. Elle se concentre sur les saisissantes feuilles monumentales « au noir » de la période de maturité qui firent sa réputation et prouvent avec évidence le talent de l’artiste à jouer du fond et de la réserve, des ombres et des lumières, du contour et de la matière.

La dimension proprement sculpturale des dessins noirs de Dorignac fut d’emblée perçue par les contemporains de l’artiste. Les critiques de l’époque soulignèrent la massivité des volumes, la force du trait, mais aussi les nuances des valeurs obtenues par la sanguine, le fusain, les lavis et la craie. Pour Gaston Meunier du Houssoy par exemple : « par l’eurythmie des sujets, la justesse des volumes et la base chantante des lumières et des ombres (…) les dessins de Dorignac ont l’aspect d’un bloc sculpté et dessiné ». Rodin déclarait quant à lui : « Dorignac sculpte ses dessins […] Regardez ce sont des mains de sculpteur ». Louis Hautecoeur enfin appréciait ses « torses féminins musclés comme des Michel-Ange ou des antiques, (…) [ses] masques, qui semblent de bronze [et] ne sont pas sans rappeler Constantin Meunier ».

L’exposition évoquera par ailleurs les nombreuses figures anonymes de travailleurs, hâleurs, mineurs ou paysans notamment, inscrites dans la postérité directe des compositions réalistes ou naturalistes d’artistes français tels que Daumier, Dalou ou Rodin, Breton, Lhermitte ou Luce, mais aussi belges tels que Constantin Meunier, Théo Van Rysselberghe, Constant Permeke ou Rik Vouters. Accordant une dignité évidente à ces personnages harassés par le labeur et la pénibilité du quotidien, jusque dans les heures de repos, les grandes feuilles de Dorignac saisissent par l’occultation des visages, l’hypertrophie des muscles et des nerfs, la massivité des corps et enfin la mise en page radicale, comme héritée de la loi de subordination au cadre de l’art roman.

Enfin l’accent sera porté sur la contribution, largement inédite, de Dorignac dans le domaine des arts appliqués et son exceptionnel « sentiment décoratif » ; ses collaborations, effectives ou avortées, avec les manufactures de Sèvres, des Gobelins ou de Beauvais, ainsi qu’avec le céramiste André Metthey ou le laqueur, dinandier et sculpteur Jean Dunand, seront réévaluées. Dans les cartons de tapisseries, de vitraux, de céramique ou de mosaïques livrés par Dorignac, aux compositions foisonnantes teintées d’archaïsme et de primitivisme, se discernent des sources multiples, l’influence conjointe notamment de la sculpture romane et d’une certaine tradition orientale, égyptienne, perse ou mésopotamienne, que certains décelaient déjà dans les masques et têtes aux « allures bouddhiques » de la période noire.

Commissariat :
Alice Massé, Conservatrice adjointe de La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix
Sophie Barthélémy, directrice du musée des Beaux-Arts de Bordeaux
Sandra Buratti-Hasan, conservatrice adjointe du musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Vernissage : le vendredi 25 novembre à 18h

Légende :
Georges Dorignac (1879-1925)
Paysanne au fichu, 1913
Fusain et sanguine sur papier
Collection particulière – Photographie : Matthieu Néouze

Consultez également