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Dépôt du musée de Cambrai en 2000 L’œuvre de ce bulgare qui vécut la majeure partie de sa vie à Paris a toujours reflété l’importance des femmes dans sa vie. Il réalisa par dizaines des portraits de jeunes filles témoignant une observation attentive du corps féminin. Ici, l'adolescente est dessinée à l’aide d’un trait incisif et précis, prouvant l’aptitude de l’artiste à saisir ce qu’il voit et à le traduire dans la spontanéité. Le graphisme vibrant et le trait n'esquissant que les contours du corps participent à la création d’une atmosphère particulière et à l'insertion du modèle dans un univers singulier. Ceci concourent à refléter davantage un état d’âme que la réalité d’un corps, une attitude plus qu’un être humain. L’œuvre s’impose au spectateur tant par sa vérité expressive que par sa douceur mélancolique et nous dévoile la nature tourmentée de Pascin. |