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Accueil » Actualités » Le musée en chantier » Extension : 3 questions à Alice Massé, Conservatrice adjointe du musée

Extension : 3 questions à Alice Massé, Conservatrice adjointe du musée

Imaginer, concevoir les nouveaux espaces qui s’ajouteront au parcours de visiteurs… cela ne se fait pas en un claquement de doigts ! Alice Massé, conservateur adjoint, chargée des collections du musée La Piscine, travaille avec Bruno Gaudichon, l’architecte et le pilote du chantier pour créer ces espaces de l’extension.

Nous lui avons posé 3 questions pour en savoir plus.

  • Quel est votre rôle dans le cadre de l’extension du musée ?

J’ai suivi la mise en place du concours, la présélection des candidats et la sélection du projet définitif. Ensuite, j’ai alimenté la liste des œuvres que nous voulions présenter dans cette extension en ajoutant notamment des acquisitions récentes, des œuvres restaurées. Pour enrichir le propos, je cherche aussi des dépôts dans des institutions partenaires (CNAP, Musée National d’Art Moderne, Musée Bourdelle, Musée d’Orsay…). Je les sollicite en leur présentant le projet et en leur suggérant des dépôts qui pourraient être intéressants.

Je réfléchis aussi avec l’architecte à la mise en place des œuvres, au soclage, à tout l’aménagement muséographique en lien avec le service des Grands Projets de la Ville de Roubaix mais aussi avec la conseillère musées à la Direction Régionale des Affaires Culturelles Hauts-de-France et l’architecte conseil du Service des musées de France au ministère. On vérifie que nos demandes ont bien été intégrées, que les œuvres font sens là où elles sont placées. Il faut que cela fonctionne au niveau visuel et stylistique mais aussi historique.

  • Que pourra-t-on découvrir dans les nouveaux espaces ?

Plein de choses ! Dans la galerie consacrée à la sculpture moderne, nous présenterons des œuvres totalement inédites. Le public découvrira ainsi des œuvres acquises récemment mais aussi de nouvelles œuvres obtenues en dépôt, telles la Grande Bacchante de Joseph Bernard (généreux dépôt la Fondation Coubertin) ou une œuvre de Maillol provenant du musée d’Orsay par exemple. Il y aura des œuvres avec des matériaux très divers (terre, bois, plâtre, bronze, pierres…), de tous formats, et sur des sujets très variés : des projets de monuments, des œuvres décoratives destinées aux intérieurs privés, des œuvres qui ont été exposées dans les Grandes Expositions Internationales de l’entre-deux-guerres, ainsi que beaucoup de portraits.

Par ailleurs, dans une salle dédiée aux techniques et aux matériaux de la sculpture, le public pourra découvrir les étapes de fabrication d’une sculpture, notamment à travers des œuvres inachevées ou des études. Dans les musées, on présente plus facilement des dessins préparatoires à des peintures que les étapes de fabrication d’une sculpture. C’est vraiment un parti pris de montrer le sculpteur au travail.

On pourra également découvrir des œuvres sur l’Histoire de Roubaix, des grandes toiles qui proviennent du pavillon de la Chambre de Commerce et d’Industrie qui n’ont quasiment jamais été vues par le public depuis 1911. Pour la plupart, ce sont des œuvres totalement inédites, qui sont actuellement dans nos réserves et qui seront restaurées pour l’occasion.

  • Sur quel espace de l’extension prenez-vous le plus de plaisir à travailler ?

Même s’il reste encore de nombreuses choses à concevoir pour la salle sur les techniques et les matériaux de la sculpture, c’est un espace qui me tient particulièrement à cœur. Nous nous sommes beaucoup documentés pour savoir ce qui se faisait sur le sujet et il y a une vraie attente du public. L’approche un peu plus sensorielle de l’art est une dimension développée au musée, centrée sur les matériaux, le rapport à la matière et la façon dont on approche la terre, la pierre, le bois… On a essayé d’innover, notamment avec le recours à des films d’animation. En tout cas la préparation et les visites préalables à la conception de cette salle ont été très agréables.

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