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De nouvelles œuvres s’invitent au musée

A la réouverture, le 20 octobre 2018, les visiteurs découvriront plus de 1000 œuvres qui ne sont jamais sorties des réserves ou qui viennent d’être déposées par d’importantes institutions telles que le musée d’Orsay, le Centre Pompidou, le musée Bourdelle, la Fondation Giacometti, le Fonds National d’Art Contemporain ou la Fondation Coubertin. Ces nouvelles œuvres, pour la plupart des sculptures, s’installent progressivement dans la nouvelle aile dédiée entièrement à la sculpture moderne. Chacune rejoint son socle dans un espace imaginé par l’architecte de la réhabilitation et de l’agrandissement, Jean-Paul Philippon, où la lumière naturelle a une place centrale.

Parmi les nouvelles œuvres installées au musée, deux sculptures importantes ont fait l’objet d’impressionnantes installations : Maternité de Georges Minne et Centaure mourant d’Antoine Bourdelle.

La Maternité de Georges Minne a nécessité de gros moyens puisqu’elle pèse 2.3 tonnes. Ainsi, un échafaudage a été installé et une panoplie de câbles et cordes a dû être minutieusement placée autour de l’impressionnante sculpture pour la soulever et la poser sur son socle dans la nouvelle Galerie de sculptures. Sculpteur symboliste, l’artiste belge Georges Minne (1866 – 1941) recherchait dans ses œuvres la sobriété des lignes et trouve son une inspiration dans l’art médiéval, comme le traduit parfaitement la Maternité.

Quant au Centaure mourant en bronze d’Antoine Bourdelle (1861-1929), du fait des dimensions impressionnantes (860 kilos et presque 3 mètres de haut), il a dû être soulevé dans les airs à plus de 6 mètres de haut pour être déposé dans le patio de sculpture. Il a alors été sorti de sa caisse directement dans la rue, puis soulevé à la grue par-dessus le mur d’enceinte du musée pour atterrir directement dans son lieu d’exposition. Au début de sa carrière, Antoine Bourdelle a collaboré de nombreuses années avec Auguste Rodin. Il s’affranchira du maître pour se rapprocher de la sculpture antique ou médiévale comme ici avec Le Centaure mourant qui traduit en trois dimensions une fresque réalisée pour le Théâtre des Champs-Elysées, La Mort du dernier centaure.

Georges Minne (1866 – 1941)
Maternité, vers 1937
Haut-relief en pierre bleue de Soignies
H. 230,0 ; L. 86,0 ; P. 63,0
Dépôt du musée d’Orsay

Antoine Bourdelle (1861-1929)
Centaure mourant, 1914
Bronze à la cire perdue (fonte Coubertin)
Dépôt du musée Antoine Bourdelle, Paris

 

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