Les animaux de nos collections, leurs attitudes, leurs mouvements, leurs morphologies nous amènent à une radiographie imaginaire qui devient réelle, en atelier, en s’inspirant de mandibules, fémurs, crânes ou tibias animaliers. L’association de ces ossements nous amène à la création de races imaginaires.
A travers les collections animalières des XIXe et XXe siècles, observation, analyse et description de l'évolution de la représentation de l'animal (diversifications des espèces, regards portés sur l'animal, techniques utilisées). En atelier, attitude et mouvement doivent caractériser un animal donné avant de traduire son pelage.
Vue, toucher, ouïe et odorat sont exploités à l’aide des collections du musée, du bâtiment, du parcours des sens créé par Christian Astuguevieille, ainsi qu’avec des outils réalisés par l’équipe d’animateurs. Aucune création plastique n’est effectuée, seules des expériences ponctuent la séance. Plusieurs objectifs : connaître les différents sens, les mettre en éveil, déclencher des sensations par rapport à l’ensemble des collections du musée, élaborer un vocabulaire sensoriel.
Poséidon, Pan, Artémis, Amphitrite, Iphigénie... autant de récits, de croyances, de légendes de la Grèce antique.
Une autre lecture pour une autre description de l’oeuvre. D’autres dimensions sont données par la parole, l’écriture, le bruitage et le dessin : mise en sonorité, travail sur les variations du son et le corps de la lettre... donner une autre orchestration.
Le concept architectural hygiéniste de la Piscine associé à la représentation, dans certaines de nos oeuvres, des soins portés au corps, permettent d’aborder les notions d’hygiène.
Quelle que soit l'expression, notre corps manifeste des signes extérieurs qui traduisent un sentiment, une émotion. Des expressions de la langue française nous permettent, en atelier, de travailler l'imaginaire.
Par quels moyens le mouvement peut-il être représenté ? La création d'un flip-book permet d'animer un personnage en réinvestissant certaines propositions.
Couleurs, mélanges, camaïeux, tons et contrastes permettent un survol de l'ensemble des collections du musée. En atelier, l'association de plusieurs couches picturales utilisant différents matériaux et outils produit des ambiances colorées variées.
L'incidence des dimensions, des formats et des cadrages sur l'oeuvre. À partir d’une image donnée, chacun crée une nouvelle situation en jouant avec ces trois notions.
Le rythme peut-être donné par la composition, par le graphisme, par la couleur, par le motif, par la gestuelle... la création de divers sons et bruitages permet d’appliquer ces données.
Le schéma corporel et l'évolution de sa représentation à travers les oeuvres des collections du musée nous inspirent, en atelier, quelques postures où proportions et articulations sont travaillées.
Les collections Beaux-arts et textile du musée nous entraînent sur le point, la ligne, la trace, la tache, les inflexions de la ligne, le dessin linéaire ou le “clair-obscur”. En salle, divers outils inspirent un travail de gestuelle et nous amènent à des ébauches et des croquis.
Portrait en buste, de trois-quarts ou en pied, portrait réaliste ou prétexte, relations entre formes et fonds, la transcription des éléments du visage associée aux proportions et aux ressemblances amène à la réalisation d'un portrait qui s'inscrit dans un fond.
A travers les collections du musée, cette animation propose une émergence de suggestions de lectures par le titre, par la symbolique, par les couleurs, par l’analyse comparative. En partant de reproductions, chacun en atelier, perturbe ou modifie une lecture d’oeuvre.
Les différents artifices utilisés par les peintres pour donner l'illusion de la troisième dimension. La perspective linéaire à point central de fuite est expérimentée lors de l'atelier.
Le sujet mais également les couleurs, le cadrage, le format, créent l’ambiance d’une oeuvre. Une oeuvre, une ambiance, une lecture. Un mot donné, une autre ambiance, une autre lecture.