COLLECTIONS BEAUX–ARTS
Fougère pressée, feuille de vigne sulfatée, chlorophylle fixée. Un herbier constitué de feuillages de notre jardin tinctorial et de notre collection au tanin surprenant. Pressez-vous à la cueillette.
Les personnages de nos œuvres prennent des attitudes, des postures. Par le mime, chaque enfant imite ces positions, joue avec son propre corps, ressent les limites de ce dernier, prend conscience des points d’appuis qui lui sont nécessaires. Tête, genoux, pieds et coudes sont très utiles dans ce parcours où quelques croquis permettent de pointer nos appuis.
Comment est restituée la notion de profondeur? L'importance des couleurs, de la composition, des différents plans et des échelles est analysée. En atelier, chaque enfant imagine son propre espace en travaillant sur les contraires: devant/derrière, grand/petit, clair/foncé et caché/montré.
L'analyse du schéma corporel et de l'évolution de sa représentation à travers les oeuvres de nos collections sert de fil conducteur dans nos salles. L'atelier, pour les petits, propose de réaliser, soit un personnage en papier ou en terre, soit une représentation graphique. Pour les moyens et les grands, le même principe est utilisé tout en insistant davantage sur les détails et les articulations.
En buste, de trois-quarts, en pied, réaliste ou non, des éléments descriptifs permettent de réaliser un portrait avec pour objectif de l'inscrire dans un cadre.
Du lapin au cheval, en passant par le singe, la tortue ou l'otarie, les attitudes, les pelages et les matériaux utilisés sont décrits. En atelier, chaque enfant réalise un animal en partant soit de formes très simplifiées, soit, pour les plus grands, en jouant avec des lettres ou des chiffres qui, par le biais de l’imagination, se transformeront en une abeille, un perroquet, un cygne ou un marabout.
Sous la conduite du mime, les enfants découvrent les différentes expressions présentes dans les oeuvres des collections. En atelier, chaque expression est traduite par une gestuelle adaptée. La couleur intervient pour la renforcer.
À travers les collections de sculptures des XIXe et XXe siècles du musée, approche des volumes, des dimensions et des matériaux. En atelier, travail de la terre par addition et/ou soustraction en fonction de l’âge et du sujet. Chaque groupe doit se munir d’un carton pour emporter ses réalisations.
Une histoire traverse les oeuvres ainsi que le bâtiment. Par le biais d’une seule couleur, elle est illustrée. Dilution, compacité, épaisseur et gestuelle sont évoquées en peinture. Les enfants expérimentent.
L'observation des éléments des natures mortes, de leurs compositions, des rapports de formes, de couleurs, de matières, de leurs cadrages amène, en atelier, à travailler la nature morte par la technique du collage.
Ces sens sont exploités à l’aide de l’ensemble des collections du musée, du bâtiment, du parcours des sens créé par Christian Astuguevieille, ainsi qu’avec des outils réalisés par l’équipe d’animateurs. Aucune création plastique n’est effectuée, seules des expériences ponctuent la séance. Plusieurs objectifs : connaître ces 4 sens, les mettre en éveil et déclencher des sensations par rapport à l’ensemble des collections du musée, élaborer un vocabulaire sensoriel.
À partir d’une image donnée, chaque enfant crée une nouvelle situation en intervenant sur le format, les dimensions et le cadrage : je cache, je dévoile, j’ouvre, je transforme...
Trouver les sources de lumière, chercher ses ombres colorées, portées, estompées ou dégradées pour parvenir à un jeu entre le clair et l’obscur.
Le sujet mais également les couleurs, le cadrage et le format créent l’ambiance d’une oeuvre. Pour mieux la comprendre, les enfants la transforment par découpes, collages, superpositions, ajouts de couleurs.
Couleurs primaires, couleurs secondaires, tons chauds ou froids, contrastes, valeurs et camaïeux sont abordés. L'atelier n’est que taches, touches et traces pour s'essayer à toutes ces notions.
L'observation de paysages marins, ruraux et urbains, de leurs éléments fluides et solides, des états passagers de l'atmosphère, permet de réinvestir ces notions en atelier. Les enfants créent leur propre paysage. Une base est donnée : la ligne d’horizon... pour le reste, place à l’imagination.
Points, lignes, taches, une approche du dessin, dans les salles (collections Beaux-Arts et textile) favorise un travail de gestuelle en exploitant divers outils.
Le musée propose un tour d’horizon sur le mouvement et ses représentations. Le mime permet un travail sur le ressenti. L’illusion du mouvement est donnée à l’aide de divers outils pour travailler sur la gestuelle ou à travers une succession de personnages dans différentes postures.
Le rythme peut être donné par la composition, par le graphisme, par la couleur, par le motif… En atelier, des sons et des bruitages sont transcrits par des jeux de lignes, de motifs et de couleurs.